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ACCEPTER LE STATUCHAOS…OU PAS

Chacun de nous peut prétendre avoir une influence sur l’avenir de notre humanité.



Notre fragile « industrie de la pub », par les marques et leaders qu’elle conseille en son cœur (conseils d’administration, comités de direction, CEO, VP brand, marketing, etc…) détient une indéniable capacité d’influence sur la destinée des petites et grandes entreprises que nous accompagnons.


J’ose croire que les vibrations que nous créons à travers nos conseils stratégiques, plateformes de marques et messages « publicitaires » ont une extraordinaire capacité à ricocher sur le mieux-être de ceux qui font vivre ces marques (consommateurs, collaborateurs, familles, communautés, parties prenantes).


J’ambitionne même de penser qu’à travers nos plans stratégiques, marketing ou d’affaires, nous avons une réelle influence - et responsabilité, bordel… - sur le mieux-être social, environnemental, économique des prochaines générations.


ALORS QUE VOULONS-NOUS FAIRE DE CETTE CAPACITÉ D’INFLUENCE COLLECTIVE ?

POUVONS-NOUS ENCORE ACCEPTER (PARFOIS ENTRETENIR, ADMETTONS-LE), LE « STATUCHAOS » DANS LEQUEL NOUS VIVONS ?


Depuis le début de cette pandémie de m…, j’ai eu le privilège d’accompagner une douzaine de leaders de marques dans leur quête de sens à travers un processus de repositionnement empreint, je m’y emploie, de bienveillance et de sens des responsabilités.


100% (cent pour cent) des marques qui m’ont été confiées se sont remobilisées autour de raisons d’être plus humaines, sociales, équitables, environnementales … La volonté est là, c’est indéniable.


Je n’ai tordu le bras de personne. Je n’ai fait qu’écouter la question qu’on ne me posait pas : « Comment réhumaniser ma marque. Comment réensauvager ma planète. Comment minimiser l’empreinte que j’ai moi-même creusée, comment faire mieux sans admettre mes erreurs du passé …».


Depuis quelques années, j’entends les agences affirmer, « je ne suis pas une agence. Je suis un bureau d’artisans, un atelier de créatifs, un collectif de stratèges, des architectes de marques, … Moi-même, j’en confesse, je n’assume plus vraiment mes anciens titres devenant, depuis un an, « coach de marque et de ceux qui la font vivre »…


Mais pourquoi cherchons-nous tant à tourner le dos de la branche que nous scions ? L’exercice est périlleux… Par ce que, sans le nommer, je crois que nous réalisons que nous avons fait des dégâts par nos pubs sexistes ou racistes; nos stratégies consuméristes; nos stunts et autres « effets wow » qui, trop souvent, servaient l’agence plutôt que le projet de marque.


Mais plutôt que de déboulonner nos statues, faisons-en bon usage de ce statut, justement. Rachetons notre histoire autour d’une raison d’être d’industrie renouvelée.


Bienveillançons nos stratégies.

Aidons les industries à se rapprocher, pas à pas, vers de nouvelles approches créatrices de vraies valeurs. Luttons contre ces fake values qui noient le poisson et offrent l’impunité.

Débarrassons nos stratégies de ses vieux réflexes.

Réinitialisons les indicateurs de succès d’autrefois, les gouvernances de court terme.

Cherchons dans chaque marque qui nous est confiée la question qui nous est cachée.

Offrons notre bienveillance collective, notre créativité légendaire, notre intelligence stratégique pour changer le monde. Pourquoi pas…


Seul on est mégalo, calinours, utopiste.

Ensemble, nous sommes des acteurs du changement.


NB1 : Bravo, à toutes ces agences, à ces coachs, planners, mentors, leaders et autres conseillers stratégiques qui m’inspirent sur ce chemin depuis longtemps :

Pascal Beauchesne, Philippe et Stacey d’ONEKA, Esther Dormagen, la gang de Hub Studio, de LBI, Alex Dupuis, David Gobeille-etc (et son mérité fan club), Vincent Chabot (et sa troupe!), Serge Pointet, JF de XIII, Morvan Le Borgne, Pascale Dufresne, et ceux qui se reconnaîtront ou me pardonneront de ne pas les nommer.


NB2 : A2C, ce ne serait pas ton rôle de nous recentrer autour d’une raison d’être d’industrie ? Autour de valeurs communes ? Autour d’une déontologie ou d’une timide déclaration d’intention qui revaloriserait notre métier et les nouvelles générations qui s’en prévalent ? Si ça te tente, ton heure sera la mienne.



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